Anthony Jennequin est étudiant en ESC Grande Ecole. Il vient de passer 6 mois à Athènes dans le cadre du programme Erasmus. Rencontre.
Anthony, peux tu nous parler ton séjour à Athènes ?
C'est une destination incroyable, évidemment l'ambiance Erasmus donne une autre dimension à ces six mois à l'étranger : je me suis retrouvé parmi une centaine d'étudiants venant de la planète entière et-qui vivent ensemble de jour comme de nuit. Ce n'est pas comme débarquer dans un pays étranger, poser ses valises à l'hôtel et visiter. Etre étudiant Erasmus à Athènes, c'est construire une vraie vie en commun avec des gens d'horizons très différents, dans une ville qui ne cesse jamais de vivre.
La Grèce, la vie de tous les jours, les Athéniens, quelles différences avec la France ?
Personnellement je n'avais pas beaucoup d'heures de cours, cela m'a laissé énormément de temps pour découvrir le pays. La principale différence est la langue. Le grec est une langue compliquée avec un alphabet différent. A part quelques mots appris ici ou là, il faut plutôt compter sur la chance pour qu'une jolie athénienne vous réponde en anglais ou en français. Une journée type se résume à aller en cours pendant deux heures et, suivant le temps, s'organiser des expéditions : des après-midi à la plage ou encore un fameux « roof ». A Athènes, on peut grimper sur les toits de quasiment tous les immeubles, c'est très souvent un haut lieu de rencontres, de soirées ou de farniente.
Comment t'es-tu adapté parmi les Erasmus ?
J'avais décidé de débarquer à Athènes une semaine avant la semaine d'intégration, j'étais très enthousiaste. Arriver plus tôt m'a permis de connaître tous les « anciens », ceux du premier semestre qui organisaient tous les soirs des « goodbye party » pour ceux qui rentraient au pays. Le contact est très facile, les gens sont décontractés, on ne se sent pas dans un quotidien routinier. Il n'y a aucune pression, les gens viennent ici dans l'état d'esprit de rencontrer d'autres étudiants. A Athènes, j'avais mon appartement avec des colocataires incroyables, une Belge, une Italienne, une Française et un Espagnol, encore mieux que dans l'Auberge espagnole, le film de Cédric Klapish.
Et les études dans tout ça ?
C'est assez flexible : dans certaines matières, j'avais des dossiers à rendre et pour d'autres, un examen final. Les professeurs viennent d'horizons divers : Suède, Grèce ou Etats Unis. Ils ont des manières de faire assez différentes, parfois un accent assez prononcé mais ils sont tous très ouverts. A Athènes, il fait souvent très beau et très chaud, alors il est parfois difficile de se mettre au travail. Il ne faut quand même pas trop se laisser aller au manque d'assiduité car on est vite rattrapé par la réalité.
Quelles sont les atouts d'une ville comme Athènes par rapport à d'autres capitales européennes ?
C'est une ville qui depuis les jeux olympiques de 2004 s'est énormément développée. Le métro et les bus desservent parfaitement la ville, le tramway vous emmène directement à la plage ou sur la côte.
On peut facilement atteindre Le Pirée pour ensuite prendre le bateau pour les Iles grecques qui sont sublimes.
De l'autre coté, on peut aller à Glyfada, sorte de spot de rencontre, avec les plus grandes discothèques à ciel ouvert posées sur la plage, ou passer la journée dans le plus grand centre commercial d'Europe du coté du quartier olympique.
Pour le footeux, le fan de basket ou encore de volley, il y a plusieurs clubs dans la même ville avec leurs stades respectifs et de nombreux matchs qui se déroulent dans une ambiance surchauffée. Enfin Athènes est une ville qui bouge énormément, il y a du monde partout et à toute heure. En se baladant à Monastiraki, dans les quartiers chics et dans d'autres rues plus populaires, vous avez toujours vue sur l'Acropole et la colline Lycabette qui surplombe la ville
Une chose est sure, si vous voulez tenir le coup à Athènes en Erasmus il faut avoir la santé, de jour comme de nuit, on vit à 500km/h. J'y ai passé un séjour inoubliable et je suis prêt à repartir sans hésitation.
Manon Le Corre - La Gaz'ESc
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